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Pourquoi les stéréotypes ont la peau dure

Pourquoi les stéréotypes ont la peau dure

Réseaux sociaux, conversations quotidiennes, discours politiques, médias, arts : aucune forme de communication n’échappe aux stéréotypes. S’ils sont parfois destinés à faire rire, ils visent souvent à stigmatiser.
Paradoxalement, ils peuvent aussi éveiller le goût de la complexité.
Entretien croisé avec Anne Lehmans et Vincent Liquète, coordinateurs du dernier numéro de la revue Hermès qui nous invite à mieux appréhender ces simplifications de la réalité....

Lire l’article sur "CNRS le Journal"

Le dernier numéro de la revue Hermès est consacré aux stéréotypes. Mais à quoi les reconnaît-on ?

Anne Lehmans : Un stéréotype est une simplification de la réalité, une représentation figée et catégorisante, souvent discriminante. Par exemple, lorsque l’on dit que les femmes ne savent pas s’orienter dans l’espace, ou que les Américains parlent fort, ou que le football est un sport d’homme, on use de stéréotypes. D’un point de vue anthropologique, il s’agit de phénomènes sociaux de communication et il y a tout lieu de penser qu’ils sont aussi vieux que le langage lui-même. Le concept de stéréotype est toutefois, lui, plus récent. Il est né aux États-Unis en 1922 sous la plume du spécialiste américain des médias Walter Lippmann. Dans son ouvrage Public Opinion, il fut le premier à utiliser ce mot, issu de l’imprimerie, dans son acception moderne. Il cherchait alors à décrire des représentations sociales figées, des pictures in our heads – littéralement des « images dans nos têtes ». Le terme a ensuite été repris aussi bien par le grand public que par les sciences humaines...