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Du silex au Big Data.

Du 18 au 21 mai à Toulouse.

65 événements ...Conférences, débats, ateliers participatifs, performances ...
Dans toute la ville. Pour tout le monde.

Consultez le programme

Comité d’organisation
Claire Judde de Larivière, université Toulouse-Jean Jaurès
Charles-Henri Lavielle, éditions Anacharsis
Jacky Ohayon, théâtre Garonne
Christian Thorel, librairie Ombres Blanches

Comité éditorial et scientifique
Stéphane Boitel, théâtre Garonne
Corinne Bonnet, université Toulouse-Jean Jaurès
Patrick Boucheron, Collège de France
François-Xavier Fauvelle, CNRS (Traces/Toulouse)
Isabelle Lacoue-Labarthe, Sciences po Toulouse
Natacha Laurent, université Toulouse-Jean Jaurès
Olivier Loubes, Classes préparatoires, Lycée Saint-Sernin
Emmanuelle Perez-Tisserant, université Toulouse-Jean Jaurès
Laurent Sterna, Centre Régional des Lettres Midi-Pyrénées

Éditorial

Réengager le savoir, mettre la recherche en lumière, renouer le dialogue citoyen avec le passé et l’histoire, renforcer le pacte entre la démocratie et la connaissance : voilà l’ambition de L’histoire à venir, une manifestation annuelle dont la première édition se tiendra à Toulouse du 18 au 21 mai 2017.

Dans ces temps où sont mis à rude épreuve l’analyse critique des faits, l’autorité de la preuve et le rôle du savoir, émergent et se renforcent les tenants de la post-vérité, des « faits alternatifs » et des théories du complot. Ces discours, qui dévaluent la connaissance, assurent le profit de quelques-uns aux dépens de l’intérêt général en nous dressant les uns contre les autres.

Au temps de la sidération, de la saturation et de l’indignation doit succéder celui de l’engagement et de l’argument. Ne délaissons pas le luxe nécessaire de la raison et redonnons sa place centrale au débat d’idées. Parce que l’autorité d’un discours tient moins à celui qui l’énonce qu’à la rigueur de sa méthode et de sa démonstration, nous devons donner à voir et à entendre comment se pense et s’écrit l’histoire aujourd’hui, et envisager collectivement comment elle s’écrira demain.

Nos journées se structureront autour de deux axes généraux que nous reprendrons chaque année : « Écrire l’histoire » et « Histoire et démocratie ». Une première thématique les complètera cette année : « Du silex au Big Data ».

Ainsi, de la préhistoire à l’ère numérique, quelles sont les données à notre disposition ? Comment devons-nous et pouvons-nous les utiliser ? Leur accumulation dans d’immenses proportions transforme-t-elle fondamentalement ce qu’elles sont ? Les chercheurs ont fait de ces questions le fondement même de leur métier. De la découverte et de la collecte des traces du passé à leur mise en récit, ils ordonnent, comparent, croisent, relient, doutent et imaginent pour élaborer des savoirs. Des débats animent la communauté scientifique dont il s’agira de rendre compte, tout en mettant en commun les cheminements et les raisonnements, pour mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons et celui que nous voulons construire.

Pendant quatre jours, de midi à minuit, des historiens, des philosophes, des chercheurs en sciences sociales, des écrivains et des artistes viendront partager leurs idées et leurs recherches à travers conférences, ateliers, échanges et mises en récit originales et inventives. En venant à la rencontre de toutes et de tous, dans différents lieux de la ville, elles et ils feront de L’histoire à venir la vitrine et le creuset des nouvelles façons d’écrire l’histoire, pour que les possibles du passé ouvrent les manières de penser et de construire les possibles de l’avenir.

L’histoire à venir est née à l’initiative de la librairie Ombres Blanches, du Théâtre Garonne, des équipes de recherche de l’Université Toulouse-Jean Jaurès et des éditions Anacharsis. Deux années de discussion, de réflexion et de travail collectifs ont abouti à l’organisation de cette première édition de L’histoire à venir, fondée sur l’idée partagée que la diffusion des savoirs est de la responsabilité de tous (chercheurs, libraires, bibliothécaires, éditeurs, associations et acteurs de la culture), pour s’adresser à tous.