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« La pin up à l’atelier, Ethnographie d’un rapport de genre »

« La pin up à l'atelier, Ethnographie d'un rapport de genre »

Ouvrage paru le 19 mars chez Créaphis Éditions.

Autrice : Anne Monjaret, Ethnologue,
Directrice de recherche au CNRS, HDR
Présidente de la Société d’Ethnologie Française (SEF)
Directrice de publication de la revue Ethnologie française
IIAC/ équipe LAHIC (CNRS-EHESS)

Nous avons tous vu, à un moment ou à un autre, dans des ateliers de mécanique, des garages, des cabines de routiers ou autres lieux de travail masculins, ces posters donnant à voir des femmes dévêtues et dans des positions suggestives.
Ces images de pin-up (littéralement « punaisées haut ») font ici l’objet d’une approche anthropologique.

Anne Monjaret a longuement parcouru l’environnement de travail mas- culin : sa recherche a commencé dans les années 1990 dans les services techniques de trois grands hôpitaux parisiens et s’est poursuivie dans d’autres milieux de production ou d’entretien.
Plusieurs années plus tard, elle revient sur les conditions de cette enquête et évoque la difficile posture d’une femme ethnologue s’introduisant dans un monde exclusivement masculin. Elle analyse la signification et la portée de telles images et observe la division sexuelle des espaces et des postes de travail.
Au cours de son investigation, elle constate aussi que ces pratiques se modifient et qu’aujourd’hui les affichages de nus féminins tendent à dis- paraître de ces lieux. Les calendriers, par exemple, accrochés dans des espaces plus ouverts et non uniquement masculins peuvent aussi montrer des hommes musclés dénudés.

Dans cet essai original, Anne Monjaret raconte son parcours dans les ateliers et interroge les manières de pratiquer l’ethnologie. En questionnant le regard que les hommes portent sur les femmes, elle contribue à la réflexion sur le changement des relations entre les sexes et rappelle la pluralité des formes d’expression des rapports sociaux de genre.

Elle aide ainsi à s’affranchir des stéréotypes qui naturalisent et distinguent un sexe fort et un sexe faible.

Anne Monjaret est ethnologue, directrice de recherche au CNRS (laboratoire IIAC), enseignante à l’EHESS et à l’université Paris 13, présidente de la Société d’ethnologie française (SEF), directrice de publication de Ethnologie française depuis 2012.
Elle s’intéresse aux lieux du travail (entreprises, institutions, hôpitaux, musées). Considérant les bureaux et les ateliers comme des espaces habités, elle analyse les articulations entre les sphères privées et professionnelles, le travail et le hors-travail.
Elle mène des recherches sur les figures féminines, les mondes de la mode ainsi que sur Paris et plus spécifiquement Montmartre. Elle étudie les fêtes (comme la Saint- Catherine), l’alimentation, les vêtements, les appropriations des espaces, le végétal, le téléphone au travail...


Plus d’informations sur le site de l’éditeur.